Scène Tradition et modernité - Partie 2

Compagnie James Carlès

Vendredi 6 Novembre à 20h30

Altigone Saint-Orens

« La danse c’est quelque chose que l’on porte en soi. La chorégraphie associe la danse à autre chose. Il faut faire la différence » - James Carlès

« NEGRO SPEAKS OF RIVER » par la Compagnie James Carles
Durée 8 min

Pièce du répertoire de Pearl Primus, solo. Reprise en exclusivité mondiale

Interprètes : Angeline Gardiennet, Juliana Casas, Tiphaine Jahier, Mireille Reyes, Aurore Delahaye, Saint-louis Rhino, Georgey Souchette, Hervé Rumeau... (Distribution sous réserve)
Chorégraphe
: Pearl Primus
Date de création : 1943
Passeur : Mary Waithe
Musique : Onwin Borde

Sur le poème de Langston Hugues The Negro Speaks of Rivers témoigne de la prise de conscience de Pearl Primus sur la place accordée aux descendants africains issus de l’esclavage et de l’immigration. Cette pièce est la quintessence de ses réflexions sur l’existence de la Diaspora Africaine.

 

« MOURNER’S BENCH» par la Compagnie James Carles
Durée 7 min

Pièce du répertoire de Talley Beatty, solo

Chorégraphie : Talley Beatty
Date de creation : 19 4 7
Interprète : Georgey Souchette ou Saint-Louis Rhino
Musique : «There is a balm in Gilead» chant traditionnel spirituel

Cette lutte spirituelle et musclée entre un danseur et un banc est inspiré de l’univers du romancier Howard Fast et fait allusion à l'influence tragique du Ku Klux Klan sur une communauté multiraciale rurale du Sud des Etats-Unis, après la guerre civile. L’interprète s'affirme à travers un langage gestuel hautement stylisé contre les thèmes d'oppression et de transcendance; « Assis sur le mourner’s bench», il relate le déclin, l’horreur et l’oppression subis par la communauté noire.

 

« OSTRICH» par la Compagnie James Carles
Durée 7 min

Pièce du répertoire d’Asadata Dafora, solo

Chorégraphie : Asadata Dafora
Date de création : 1934
Interpréte : Georgey Souchette ou Clément Assémian
Musique : traditionnel percussions africaines

Ce solo est une des premières compositions sur la scène occidentale à fusionner la danse
moderne et les mouvements africains.

 

« GET HIGHER» par la Compagnie James Carles
Pièce du répertoire de l’ Armstrong Jazz Ballet, chorégraphie de Wayne Barbaste

Chorégraphe : Wayne Barbaste
Date de création : 1994
Interprètes : Angeline Gardiennet, Juliana Casas, Tiphaine Jahier, Aurore Delahaye, Saint-louis Rhino, Georgey Souchette... (Distribution sous réserve)
Musique : B. Telson

 

« LE BOLERO » par la Compagnie James Carles

Chorégraphe : James Carles
Date de création : 2008
Interprètes : Angeline Gardiennet, Juliana Casas, Tiphaine Jahier, Mireille Reyes, Aurore Delahaye, Saint-louis Rhino, Georgey Souchette, Hervé Rumeau... (Distribution sous réserve)
Musique : Maurice Ravel

 

James CARLÈS Deux origines, deux approches

Danseur, professeur et chorégraphe, James CARLÈS NGANOU aime distinguer chaque branche de son art, d'autant qu'il est confronté à deux modèles culturels : le modèle création inspiré de ses racines africaines, et le modèle occidental.

Ingénieur agronome de son état, il a investi la scène européenne après une initiation aux techniques de danse moderne dans des centres prestigieux comme le Limon Institute, le Alvin Ailey american dance center, le Dance Space à New York, la Greenwich Dance Agency, et le London contemporary dance school en Angleterre...

C'est après avoir ainsi approché les techniques des plus grands qu'il a entrepris de construire sa propre danse qu'il développe entre sa compagnie, et son travail de pédagogue dans la région ainsi qu'en France et à l'étranger à travers des stages et des ateliers...

Depuis 1989, James CARLÈS collabore en tant qu'interprète avec Anna Sanchez, Christian Canciani, Elisa Rosati, le collectif Gérard Laffuste / Pierre Meurier, Eric Stieffatre, avec le Ballet Actuel / Nathalie Bard, la compagnie Myriam Naisy / l'Hélice (A Rebours 1 : chorégraphies de Rui Horta, Fofwa d'Imobilité) ...co-chorégraphié et dansé Transitions duo avec Vendetta Mathea en 2004-2005... Il fait partie des quelques seuls pour lesquels Carolyn Carlson a chorégraphié (concerto 5.31en 2006).

En 1998 il inaugure à Toulouse le centre James CARLÈS, pôle de formation initiale et professionnelle, de création et de diffusion chorégraphique. Il crée également le festival international « Danse à Toulouse », dont il assure la direction artistique, et fonde la compagnie James CARLÈS.

Issu d'un point du globe où l'écriture n'est pas un gage de culture, où l'oralité a été le pilier de l'éclosion et de la pérennisation d'un art de vivre, où l'homme vit au quotidien avec l'Irrationnel, où l'immatériel est parfois plus présent que le corps, James CARLÈS s'était fixé pour objectif de démystifier le regard que l'occident porte sur l'Afrique, sa terre natale. Depuis, de défis artistiques et techniques aux rencontres révélatrices et décisives, James CARLÈS développe une approche chorégraphique singulière basée sur une nouvelle conception du temps et de l'espace. Les matériaux provenant du vaste territoire des "danses noires".

A ce jour le répertoire de la Cie James CARLÈS est riche de plus d'une trentaine de pièces.

« James CARLÈS est un sculpteur d’espace qui joue sur l’immobilisme, à la manière d’un Miles Davis qui disait que la vraie musique est le silence et que toutes les notes ne font qu’encadrer le silence. » Danse 2000 janvier 2005

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