Scène Tradition et modernité - Partie 1

Compagnie Wayne Barbaste

Vendredi 6 Novembre à 20h30

Altigone Saint-Orens

« Pour Mister Ex j'étais révolté et j'ai voulu faire un bilan sur mon travail et sur la danse jazz. J'épure cette discipline pour qu'elle soit le moteur de la proposition chorégraphique. Je travaille sur la projection d'image et les volumes, l'échange avec le public et le regard. Pour moi ce n'est pas la musique qui inspire la danse, mais le corps qui inspire la musique » - Wayne Barbaste

Chorégraphe : Wayne Barbaste
Date de création : 2004
Interprète : Wayne Barbaste
Vidéo : Richard Volante
Musique Montage et Remix : Ivan Germon

LES IDENTITES DE MISTER EX

Identité sociale : identité "objective", le sujet est identifié selon les catégories socioprofessionnelles auxquelles il appartient (sexe, âge...). C'est souvent une identité "prescrite" ou assignée dans la mesure où l’individu n'en fixe pas, ou pas totalement, les caractéristiques.

Identité culturelle : regroupe les règles, les normes et les valeurs que le sujet partage avec sa communauté. L'appartenance à une culture se traduit ainsi par l'adhésion aux normes et valeurs de cette culture.

Identité personnelle : identité "subjective" qui renvoie le sujet à ce qu'il à d'unique, à son individualité. Elle englobe des notions comme la conscience de soi. Cette appréhension de soi s'inscrit dans une dynamique de changement dans la continuité, d'aménagement des divergences et des oppositions.

TRACES VISUELLES : LE SUPPORT VIDEO

De mémoire collective à mémoire personnelle ou transmise : les images sont une mise en contexte d'une individualité "animale polistique" sous la forme morcelée et fragmentaire d'une Histoire passée. Effet grossissant d'un flux interne. Quatrième mur physique, le voile de l'écran vidéo se présente comme le rappel de la dimension spectaculaire de la 'représentation de soi'.

 

Presse :

Ces gestes sont ceux de la maturité épurée, de la solidité qui ne craint pas la faille, et du poids assumé qui force à l'intelligence des contradictions. A la fois sobre et généreux, Mister Ex est un solo de mémoire. Extrait de « toute la noblesse du jazz » du Magazine Danser.

Mister Ex, sa dernière création, est un solo de danse jazz. A travers ces spectacles comme No Limit, ou Nobody's game, Wayne Barbaste propose une danse jazz plus moderne que celle à laquelle le public peut être habitué. Extrait de l'article paru dans le Ouest France.

Des discours mis en musique illustrent le travail du chorégraphe. Il danse comme enchaîné puis libéré. Il s'écroule comme touché en plein coeur par le mot « pain » (douleur en anglais) répété encore et encore. Se relève au son des battements de coeur. Symboliquement, il se recouvre le torse avec de la peinture blanche, nous défiant alors d'un air triste. Puis Sourit. Mister Ex est une pièce parlant d'un sujet grave et Wayne Barbaste a su le traiter avec beaucoup de justesse et d'esthétisme. Extrait du deuxième article paru dans le Ouest France.

Wayne Barbaste Chorégraphe, danseur, formateur

Wayne Barbaste explore et interroge la danse par tous les moyens.

Originaire de Trinidad et Tobago, sa carrière de danseur débute en 1977, en Afrique (Cie Astor Johnson) et aux Caraïbes (Cies La Chapelle et Douglas), pour se poursuivre notamment aux Etats-Unis (Cie Alvin Ailey Repertory). Parallèlement, Wayne BARBASTE développe une carrière internationale dans l'enseignement (Etats-Unis puis Europe). Depuis 1992, il dirige, pour la ville de Cesson-Sévigné (35), l'école municipale de danse, le Festival International de Danse et le Forum des jeunes interprètes. En 2000, il fonde et dirige l'association Calabash (Enseignement et diffusion de l'art chorégraphique). Il répond toujours régulièrement aux invitations des plus grands stages internationaux, dirige des ateliers chorégraphiques en collaboration avec l'Education Nationale et contribue à l'élaboration de formations continues ou de supports artistiques avec divers A.D.D.M.

Sa carrière de chorégraphe débute en 1978 (université West Indies - Trinidad, Louisiana Dance Fondation -Etats-Unis). En 1985, il s'installe en France où il travaille avec la Cie Rick Odums, puis Anne-Marie Reynaud (CCN Bourgogne Nevers/Nievre). A son arrivée à Cesson-Sévigné, il crée la Cie Wayne Barbaste (initialement appelée Calabash). Dàs lors, il entame un travail de recherche sur la danse Jazz dans le souci de ne pas rompre avec ses origines chorégraphiques tout en affirmant son appartenance à la création actuelle.

Depuis 2000, cette recherche se fait plus pressante, plus précise aussi. Avec une à deux créations par an, Wayne Barbaste redéfini une danse jazz empreinte a la fois d'innovations et d'héritage, dans une perception résolument contemporaine. Si la dynamique caractéristique de cette spécificité subsiste, elle est, non pas employée, mais intégrée par le corps, presque < ingérée >. Intériorisée, elle devient plus organique. L'énergie n'est plus une expression qui se donne à voir, elle est intrinsèquement respirée par le danseur et véhiculée par ses sensations.